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Cimetière Israélite de Rosenwiller

Caractéristiques :

Description :

Le cimetière israélite de Rosenwiller, datant des années 1350, est une des plus grandes métropoles juives d’Alsace et sans aussi la plus ancienne.

En 1366, l’empereur Charles IV édita une charte définissant les droits de péage pour les corps des juifs. Cet impôt autorisant l’enterrement des morts était compléter par un droit « d’inhumation » à verser au bailli de Dachstein. A l’inverse de Rosheim, ville de la Décapole, Rosenwiller ne possédait pas de communauté juive si l’on excepte la famille du gardien du cimetière. En ce lieu, on trouve ainsi trace d’une vingtaine de communauté juive des alentours avec, par exemple, tous les rabbins des possessions de l’Evêché de Strasbourg siégeant à Mutzig.

Si aujourd’hui le lieu est remarquable, niché dans un écrin de forêts et prairies, ce fut autrefois un terrain aride bien à l’écart du village, ne comportant ni clôtures ni stèles, mais uniquement quelques planchettes de bois couvertes de caractères hébraïques peints ou peut-être gravés. Après les massacres de 1349, la population juive d’alsace comporte moins de 100 familles, le nombre annuel d’inhumations se compte alors sur les doigts d’une main. Au 17° siècle on en dénombre à peine trois par an. Ce n’est qu’un siècle plus tard que le site se voit agrandi. On érigera ainsi une première clôture en bois en 1727 et un mur en pierre lors de l’agrandissement de 1749.

Sont enterrés ici des hommes forts connus et respectés.
Vous y trouverez notamment la tombe de monsieur Georges Baruch qui fut premier magistrat de la ville de Rosheim de 1970 à 1981. Plus lointain mais fort illustre, on trouve la tombe de Cerf Beer mort en 1793. Il faut le premier juif autorisé à vivre à Strasbourg avant la Révolution car il était fournisseur de l’armée royale et représentant de la « nation juive » auprès des autorités.

Sur certaines stèles, il est possible de relever les inscriptions en hébreu et en français. Les textes assez longs sont souvent de véritables petits poèmes à la gloire du défunt.

Le judaïsme a sur la mort un regard différent de celui des chrétiens. Afin d’éviter tout ce qui pourrait ressembler à un culte des morts, les visites des cimetières sont limitées, normalement à une par an. Ceci explique l’état de friche dans lequel se trouvait jusqu’à présent ce cimetière. En l’an 2000 des bénévoles de la petite cité vinicole l’ont en effet défriché et installé un petit troupeau de chèvres pour contrôler la végétation de ce lieu sacré.

Visites :

Afin d’éviter tout ce qui pourrait ressembler à un culte des morts, les visites des cimetières sont limitées, normalement à une par an.

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